Origines et évolution

Sous le nom au parfum désuet d’« Association des Dames de la Providence » se cache une institution étonnamment moderne consacrée toute entière à l’accueil, dans notre région, de jeunes adolescents et d’enfants en difficulté familiale et/ou sociale.

vitrail

Une histoire ancienne

Les origines de l’association remontent à 1835, année durant laquelle une épidémie de choléra ravage la ville de Marseille.

Monseigneur DE MAZENOD, évêque de la ville, décide alors la création d’une œuvre, « dans le souci de secourir les filles pauvres ayant perdu leurs parents pendant l’épidémie ».

Pour ce faire, il demande à quelques dames de la société marseillaise de l’assister dans cette entreprise et confie à l’Abbé FISSIAUX la direction effective de l’œuvre.

Sous l’impulsion de ce dernier, l’institution va rapidement se développer en se spécialisant dans l’accueil de jeunes orphelines non susceptibles d’être reçues par d’autres œuvres.

Elle est reconnue d’utilité publique en 1872.

A partir de 1969, elle accueille des enfants des deux sexes.Le statut d’orphelin n’est plus le seul critère d’admission.

L’Association se voit confier l’hébergement d’enfants en danger physique ou moral.

A partir des années 80, l’Association a défini et mis en œuvre un projet associatif fondé sur la laïcité et la citoyenneté abandonnant définitivement son caractère confessionnel.


Orphelinat du Choléra

Orphelinat du Choléra


Statuts

Une vocation régionale

Créée à Marseille au XIXème Siècle, l’Institution des Dames de la Providence est toujours restée fidèle à ses racines.

Pendant plus de 150 ans, elle a eu la même et unique implantation au cœur de Marseille, dans un site appelé « Chanterelle » que certains Marseillais appelaient, il y a peu encore, « orphelinat du choléra ».

Mais progressivement l’Association a décidé de transférer les enfants dans des structures plus petites, mieux adaptées à leurs besoins.

chanterelle

C’est ainsi que 15 maisons d’enfants ont été créées, situées à Marseille et autour de l’Etang de Berre.

L’Association gère également une trentaine de studios en centre ville.


Un redéploiement réussi, une offre territorialisée et spécialisée : 3 établissements

Afin de diversifier les réponses susceptibles d’être apportées aux jeunes accueillis, l’unique établissement d’origine (Chanterelle) a donné naissance à 4 établissements ayant le statut de « M.E.C.S. » (Maisons d’Enfants à Caractère Social).

1980 : Création de l’établissement « Clairières » (ex Clairières et Regain) jusqu’en 2017

1990 : Partition de « Clairières » qui donne naissance à l’établissement « Les Marcottes »

1997 : Création de l’établissement « Les Pléiades »

2013 : Création de l’établissement « La Galipiote »

2018 : Fusion des établissements « Les Pléiades » et « Clairières », naissance de l’établissement « Canopée »


Un socle de valeurs

La charte et le projet associatif de l’Association, mis à jour en 2006, s’appuient sur les valeurs suivantes :

La démocratie

L’association est un espace institutionnel au sein duquel sont reconnues l’autonomie et la dignité de chaque personne et où sont définis les droits et devoirs de chacun.

La citoyenneté

L’Association se propose d’aider les jeunes à devenir de véritables citoyens susceptibles d’accéder et de participer pleinement à la vie de la Cité.

La dignité

L’association pose comme postulat que l’épanouissement d’une jeune personnalité et l’insertion dans la vie de la cité impliquent le respect de soi et le respect des autres.

La laïcité

La liberté de conscience et de penser, dans le respect de la Loi Républicaine, sont des principes fondamentaux de l’Association.